✨ Chronique – HYPNOSe de Sacha B

📖 Genre : Roman psychologique aux frontières du fantastique

🧠 Thèmes : hypnose, pouvoir mental, deuil, introspection, solitude, destin

« L’ombre des jours consumait l’amertume de sa vie morose. »

Dès la première phrase, le ton est donné : ce roman n’a pas peur de plonger dans les ténèbres du cœur humain.

HYPNOSe, c’est d’abord une atmosphère. Un décor mental autant que narratif, où tout semble feutré, tendu, suspendu à une douleur ancienne. Le personnage principal, Maxime, nous accueille dans son monde intérieur : un appartement vide, un verre d’alcool à la main, et un esprit hanté par les souvenirs d’une femme qui a tout bouleversé.

Cette femme, mystérieuse, semble dotée d’un don hors du commun. Très jeune déjà, elle influence les autres par la simple force de sa pensée et le contact de sa main. Elle n’en comprend pas les mécanismes, mais elle sent que cela la sépare du reste du monde. Ce pouvoir, cette hypnose naturelle et intuitive, devient le fil rouge du roman, à la fois don et malédiction, source de fascination autant que d’isolement.

🌀 Une plongée dans les profondeurs humaines

Ce n’est pas un roman à rebondissements spectaculaires ou à rythme effréné. C’est un texte qui prend son temps, qui s’enracine dans l’émotion, qui dissèque les blessures intérieures avec pudeur mais sans complaisance. La relation entre Maxime et cette femme (dont on découvre peu à peu l’histoire et l’impact) est au cœur du récit : passionnée, douloureuse, marquée par les non-dits, par une attraction inexplicable, presque mystique.

La plume de Sacha B est l’un des grands atouts du roman. À la fois élégante et viscérale, elle évite les artifices pour mieux capturer l’essence des émotions. Il y a un vrai souffle littéraire dans cette écriture, une manière de manier les images et les silences qui donne au récit une densité émotionnelle rare. Le style est parfois brut, parfois poétique, mais toujours sincère.

🧩 Entre roman psychologique et fable mentale

Ce que j’ai particulièrement aimé dans HYPNOSe, c’est ce flou volontaire entre le réel et l’étrange. Le pouvoir d’hypnose n’est jamais expliqué scientifiquement. Il reste énigmatique, presque onirique. Cela renforce l’impression que ce roman est avant tout une fable sur le pouvoir de l’esprit, sur la mémoire, sur l’intuition, sur ces forces invisibles qui nous traversent et que nous comprenons à peine.

Il y a une tension constante entre le rationnel et l’irrationnel, entre ce que les personnages perçoivent et ce qu’ils osent croire. Cette tension donne une résonance profonde au récit, qui ne cherche pas à résoudre tous ses mystères mais à en explorer la portée humaine.

❤️ Ce roman m’a touchée pour plusieurs raisons :

Parce qu’il parle de l’invisible, de ces liens intérieurs qu’on ressent sans pouvoir les expliquer. Parce qu’il ose montrer des personnages abîmés, en errance, sans les juger ni les réparer de force. Parce qu’il crée une ambiance hypnotique, presque suspendue, qui m’a habitée longtemps après la lecture. Parce qu’il m’a rappelé que certains récits ne sont pas là pour divertir, mais pour éveiller quelque chose en nous.

🔍 En conclusion :

HYPNOSe n’est pas un roman qu’on lit pour passer le temps. C’est un roman qu’on traverse, qu’on ressent, qu’on vit. Il nous parle de la solitude, du pouvoir de l’esprit, de l’amour qui transforme ou détruit. Il interroge nos choix, notre perception du réel, notre vulnérabilité face à l’invisible.

C’est un texte à la fois exigeant et accessible, intime et universel, porté par une plume sensible et originale.

💬 À qui le recommander ?

À celles et ceux qui aiment les romans introspectifs, portés par des personnages profonds. Aux lecteurs et lectrices curieux de l’invisible, du mental, de l’inexpliqué. À ceux qui apprécient les récits atmosphériques, entre drame psychologique et mystère.

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer